Mon patrimoine

Travaux et copropriété : difficile de s'y retrouver !

8503_1736785405220

Naviguer dans les eaux troubles de la copropriété n'est pas une chose aisée. Stéphanie Swiklinski, diplômée notaire, nous aide à maintenir le cap en éclaircissant certains points.

Dois-je demander une autorisation à la copropriété pour faire des travaux dans ma partie privative ?

Le premier réflexe est de consulter le règlement de copropriété avant d'entreprendre vos travaux, car il peut contenir des clauses spécifiques selon le type de travaux. Ensuite, s'il s'agit de travaux n'affectant ni les parties communes ni l'aspect extérieur de l'immeuble (par exemple, refaire la peinture de votre cuisine ou changer le revêtement de sol), vous n'aurez pas besoin d'autorisation particulière puisque cela concerne l'intérieur de votre habitation, de votre lot privatif. En revanche, si vos travaux affectent les parties communes ou la structure de l'immeuble, une autorisation de l'assemblée générale des copropriétaires sera nécessaire. Il faudra inscrire à l'ordre du jour de la prochaine assemblée générale les travaux envisagés, avec un descriptif technique et un devis. Cela sera soumis au vote des copropriétaires afin d'obtenir la majorité prévue par la loi (majorité absolue ou qualifiée, selon les travaux). Ce sera le cas par exemple, si vous souhaitez installer un bloc de climatisation visible de l'extérieur.

 

Si je vends mon lot de copropriété, qui doit payer les travaux ?

Si des travaux ont été votés en assemblée générale avant la vente mais ne sont pas encore réalisés ou payés, la répartition des charges dépend de ce qui est convenu entre l'acheteur et le vendeur. À défaut, le vendeur reste responsable du paiement des charges relatives à ces travaux jusqu'à la date de la vente. Cependant, il est possible que l'acheteur et le vendeur négocient cette question dans le compromis de vente ou l'acte de vente. Par exemple, il peut être convenu que l'acheteur prendra en charge ces travaux après l'achat.
Si les travaux ont déjà été réalisés et que les appels de fonds ont été émis avant la vente, c'est généralement le vendeur qui en assume les coûts.
Si les travaux sont en cours et que des appels de fonds sont encore à venir, la répartition peut également être négociée entre le vendeur et l'acheteur. Attention, si une Assemblée Générale est prévue entre la signature du compromis et celle de la vente définitive, le syndic enverra la convocation au vendeur. Il est cependant d'usage de prévoir que le vendeur devra informer l'acquéreur de cette assemblée et lui donner procuration pour y assister. Dans ce cas, l'acquéreur pourra voter et, s'il y a des travaux approuvés, il en assumera exclusivement la charge.


 

En copropriété, que doit-on payer ?

Il existe différents types de charges :  les charges trimestrielles, dites charges courantes, sont incluses dans un budget prévisionnel destiné à couvrir l'entretien courant de la copropriété. Chaque copropriétaire contribue à ces frais en fonction de sa quote-part des parties communes. En outre, il existe une obligation annuelle de cotiser au fonds ALUR, utilisé pour financer certains travaux.
Les charges hors budget prévisionnel, quant à elles, sont des charges exceptionnelles. Elles concernent principalement des travaux tels que le ravalement de façade ou le remplacement d'une chaudière collective, qui sont votés et quantifiés lors des assemblées générales des copropriétaires.

 

Dernière modification le 11/09/2024

Informations juridiques

  • 9379_1770890800407

    Immobilier neuf : pourquoi acheter ou investir dans le neuf en 2026 ?

    Acheteur ou investisseur, l'immobilier neuf continue de séduire de nombreux particuliers. Entre exigences énergétiques renforcées, recherche de confort et sécurisation du patrimoine, l'achat d'un logement neuf répond à des attentes très actuelles. Résidence principale ou investissement locatif : le neuf présente des atouts concrets pour bâtir un projet immobilier durable et lisible.
    Lire la suite
  • 9378_1770890449541

    Achat en viager : payer son bien immobilier en plusieurs fois, sans crédit bancaire

    Acheter un logement autrement, même avec un budget contraint Face à la hausse continue des prix de l'immobilier et à des conditions de financement plus strictes, de nombreux particuliers recherchent des solutions alternatives pour devenir propriétaires. L'achat en viager s'inscrit pleinement dans cette dynamique.   Souvent mal connu, parfois entouré d'idées reçues, le viager permet pourtant d'acquérir un bien immobilier à un coût global inférieur à celui d'une vente classique, tout en évitant le recours à un prêt bancaire. Encadré par le notaire, ce mode d'acquisition repose sur des règles juridiques précises et offre un cadre sécurisé aux parties.
    Lire la suite
  • 9377_1770890235142

    SCI familiale : une solution efficace pour gérer et transmettre un bien immobilier en famille

    Acheter, gérer ou transmettre un bien immobilier à plusieurs membres d'une même famille peut rapidement devenir source de tensions, notamment lorsque le bien est détenu en indivision. Pour éviter les blocages et structurer la détention d'un patrimoine immobilier, de nombreux particuliers font le choix de la SCI familiale. Cette forme de société offre un cadre juridique clair, facilite la gestion au quotidien et permet d'anticiper la transmission d'un bien immobilier dans des conditions maîtrisées. Elle séduit notamment les familles qui souhaitent investir ensemble, acquérir une résidence secondaire ou préparer une succession.
    Lire la suite
Mentions légales